• Sur la Langue des Oiseaux

    La langue des oiseaux et le rêve (source Wikipedia)

    Le sens des mots dans les rêves est exploré la première fois par le psychiatre Carl Gustav Jung qui, en fondant la mythanalyse pose que « Si abstrait qu’il soit, un système philosophique ne représente donc, dans ses moyens et ses fins, qu’une combinaison ingénieuse de sons primitifs » .

    Le mot, en plus d'avoir un sens abstrait est chargé émotionnellement.

    le rêve selon Goya

    Étienne Perrot, continuateur de Jung, fait de la langue des oiseaux et des jeux de sonorités une capacité du rêve d'exprimer de manière parallèle une réalité psychique. Loin d'être un simple jeu de l'esprit, un mot décodé par la langue des oiseaux permet au rêveur d'entrer dans une réalité autre que celle du conscient. Il ne s'agit donc pas de faire éclater gratuitement et intellectuellement la signification d'un mot — ce qui rendrait inconsistant le langage — mais de faire l'expérience immédiate de l'inconscient, recevant de lui une aide profonde et un sens à la vie :

    « Cette synchronicité, ces écoutes extérieures et intérieures, ces doubles lectures, nous les apprenons donc d'abord dans les rêves. Les rêves nous apprennent à décrypter la réalité_les rêves, c'est bien connu, prennent très souvent des matériaux de la vie diurne, mais c'est pour nous apprendre à les lire autrement_ Cette lecture renferme un élément très important, qui est le décryptage des mots suivant des lois qui ne sont pas des lois causales, mais des lois phonétiques, suivant le mode de formation des calembours. C'est ce qu'on appelle "la langue des oiseaux", et c'est cela, d'une façon précise, ce que les alchimistes appelaient " la gaie science ".

    Perrot justifie le double sens phonétique des textes alchimiques par cette citation de l'auteur ésotérique Michel Maïer qui explique:

    « A propos de tout ce que tu entends, raisonne pour savoir s'il peut en être ainsi ou non. Nul en effet n'est incité à croire ou à accomplir des choses impossibles, car les mots (des livres hermétiques) existent à cause des choses et non les choses à cause des mots  »

    Perrot reconnaît au rêve une certaine motivation, indépendante à la conscience, un certain humour qui transparaît par la langue des oiseaux. En déstructurant le mot, par les sonorités qu'il contient, le rêve (l'inconscient en somme) donne à entendre un autre sens. Perrot voit dans le mot onirique une capacité à se « dilater » par une mise en correspondance de symboles. Il y voit également une correspondance constante avec la musique de l'alchimie dans laquelle « toute cuisson s'accompagne d'une musique: un four gronde, un feu crépite, l'eau sur le feu chante et, si l'on y plonge un métal porté au rouge, il siffle »

    Cette capacité du rêve à générer des sens à plusieurs niveaux correspond à la règle d'interprétation alchimique obscurum per obscurius qui prône l'explication, paradoxale, de ce qui est obscur par ce qui est plus obscur encore. Il s'agit bien du contenu latent du rêve, qui tend à se symboliser par la condensation, proche des koans et des haï kaï zens.

    Par exemple, un rêve évoquant un « parchemin », contre toute logique, pourrait s'interpréter par l'expression « par le chemin » suivant la langue des oiseaux, expression qui renvoie aux symboles de liberté, d'ouverture d'esprit, de développement personnel. En latin, un romain rêvant d'un livre (« liber ») aboutirait à la même conclusion : liber renvoie également à liberté ; et cette racine a été conservée en français. Des personnages, par leurs patronymes, peuvent ainsi correspondre à des symboles. Le nom de Pierre par exemple, dans un rêve, renvoie non à une personne réelle ou historique (l'apôtre) mais à la pierre au sens d'autel ou de Pierre Philosophale. Pour Jung, l'existence de ce double langage prouve la continuité des symboles alchimiques dans le psychisme contemporain. Rêver d'un « sceau » au sens de clé renverrait ainsi au scel, mot d'ancien français désignant le « sel », composé alchimique, et fonction psychique régulatrice.

    Par ailleurs, l'étymologie demeure dans le rêve, en dépit de la culture du rêveur. Elle semble encore signifiante, comme si elle stratifiait dans l'inconscient tous les sens d'un mot, et toute son évolution linguistique. Le mot « laboratoire » par exemple, en rêve, continue à contenir les deux sens de laborare (travailler) lui-même provenant du verbe latin orare (prier). En somme le rêveur pourrait être appelé à « travailler sur sa conscience spirituelle » en voyant lors d'un songe un laboratoire. Pour Perrot et les psychologues analytiques, en effet, l'inconscient "connaît" l'étymologie et joue avec. Par exemple, rêver de "graisse" renvoie à sa racine latine : adeps qui évoque le substantif "adepte", celui entré en possession de la Pierre philosophale. De même, "Luxembourg" renvoie à la "ville de lumière" (lux en latin), la forteresse du Soi.

    Les jeux de mots sont également à la source d'interprétation des rêves, et en premier lieu les anagrammes et calembours, combinés au savoir inconscient de l'étymologie. Rêver d'un « gnome » par exemple pointerait vers la racine grecque « gnomon » qui désigne l'être surnaturel synonyme de nain et qui est l'anagramme de "mon gon". L'expression de « mon gond » (rendue intelligible, décodée, en graphie conventionnelle) pourrait alors mettre en lumière le côté fermé, clôt, du rêveur face à un problème, et la nécessité pour lui de s'ouvrir au monde. Les phases de la transformation spirituelle intérieure sont en effet, dans toutes les cultures, symbolisées par des seuils de porte ou des dispositifs d'ouverture (les rêves de maisons sont significatifs-de là rêver de "restaurant" peut inclure le sens de "restauration" psychique, de reconstruction personnelle). Les jeux de mots sonores sont souvent très évidents : rêver de "corbeau" peut évoquer le "corps beau", c'est-à-dire le corps qu'une personne complexée doit apprendre à respecter notamment.

    Assez proche de la numérologie, l'interprétation de lettres entendues ou vues dans un rêve peut recevoir un éclairage particulier grâce à la langue des oiseaux. Rêver de la lettre « M » pourrait signifier phonétiquement « aime » alors que, inversement rêver de la lettre « N » correspondrait au concept de « haine ». Plus symboliquement, les noms pourraient renfermer dans leur structure l'essence des choses qu'ils désignent..."

    Il y a tant à dire sur la Langue des Oiseaux que je vous propose une liste de liens où trouver  des informations fascinantes.

    J'ai testéJ'ai découvert la Langue des Oiseaux en suivant les stages de 

    Jérémie Guerry, thérapeute.

    Il excelle dans les conférences qu'il donne régulièrement sur ce thème et un D.V.D. lui est consacré par les Editions Debowska

     

    Voici d'autres sites à consulter pour vous faire votre propre opinion.

    http://langue.des.oiseaux.free.fr/

    http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=10

    http://www.ff-tarot.com/esoterisme/langue-des-oiseaux-tarot.html

    http://ariaga.hautetfort.com/archive/2007/04/10/la-langue-des-oiseaux.html

     

     

     

    « Je rêve, tu rêves, il rêve...Petit traité de vie intérieure »
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